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Mar.

[INTERVIEW] Schérazade, l’artiste qui fera 2017

Par Robin Mauconduit à 18:27 | Focus-Vinyle, Vinyle

 

Schérazade.

Son nom ne vous dis peut-être rien pour l’instant, mais devrait devenir incontournable dans peu de temps. Pourquoi ? Parce cette artiste saura vous convaincre avec sa voix feutrée et ses textes qui parlent à tout le monde. Inspirée par sa passion pour le cinéma mais également par sa propre histoire, Schérazade nous fait découvrir, dans chacune de ses chansons, une nouvelle facette d’elle.

Nous l’avons rencontré autour d’une boisson chaude pour lui poser quelques questions au Café Barbès. Cinéma, musique, Spotify, Amy Winehouse… On a parlé de pleins de choses. Ce fut une jolie découverte pour La Pause, on espère que ça en sera également une pour vous.


 

– On ne trouve pas beaucoup d’information te concernant sur le net… Tu nous en dis un peu plus sur toi ?

J’aime bien rester mystérieuse, que les gens n’en savent pas trop sur moi. Je viens de Béziers et je suis à Paris depuis maintenant quelques années. J’ai rencontré un producteur, des musiciens et j’ai évolué avec beaucoup de rencontres musicales. J’ai eu plusieurs groupes, plusieurs bandes, jusqu’à rencontrer Renaud Letang, Rory McCarthy le guitariste de Connan Mockasin et de Mac Demarco. J’ai eu la chance de signer un contrat avec Universal et de créer quelques titres avec la team que je viens de citer. Pour moi c’était la grande école, donc j’ai vraiment eu beaucoup de chance. Tout ça m’a forgé artistiquement et musicalement. On a fait plusieurs titres ensemble, dont L’amour à Plusieurs, et ensuite j’ai changé de producteur. Aujourd’hui, mon nouvel album va bientôt sortir.

– Comment a commencé ton aventure avec la musique ?

J’ai écouté beaucoup de jazz grâce à la collection de vinyles de mon père. Ca m’a interpellé, avec Billie Holiday notamment, je suis fan de sa voix et de ce qu’elle est. Je regardais beaucoup le cinéma égyptien des années 50/60 avec ma mère, c’était la grande effervescence à l’époque. La musique était à tomber, il y avait beaucoup d’artistes qui émergeaient comme Abdel Halim Hafez dont j’ai fait une reprise Ahwak, qui n’est pas encore sortie. Cette époque là, c’est une grande inspiration pour moi, ça fait partie de ma culture. J’ai aussi été au conservatoire faire de la danse classique et du solfège plus jeune. J’ai donc été habitée par plusieurs styles de musiques différents, et à chaque fois ça me touchait ! Cette mixité sonore m’a fondé et c’est celle avec laquelle j’ai grandi.

– Comment définirais-tu ton style musical ?

On me dit souvent French Pop mais j’irai plus loin en disant que je suis un mélange d’influences !

– Trois films qui t’ont marqué ?

MOMMY de Xavier Dolan, THE FALL de Tarsem Singh et I ORIGINS de Mike Cahill.

– Donc tu aimes le cinéma ?

Oui ! Le cinéma m’a amené vers la musique et la musique m’a amenée vers le cinéma. J’aime l’esthétique des années 50/60 malgré, parfois, la rigidité du cinéma hollywoodien de l’époque. Dans cette Amérique puritaine, les films étaient un peu bloqués, mais il y avait une esthétique qui en sortait où rien ne dépassait, où rien ne débordait. La nouvelle vague m’a aussi beaucoup intéressé ! Tous les codes sont un peu jetés à la poubelle, on fait un peu ce qu’on veut… C’est une culture française qui est la mienne et ça m’a séduite. Anna Karina chez Godard, Brigitte Bardot… Elle était à cette époque un peu une icône dans Et Dieu Créa la Femme, c’est une femme libre qui se tape des mecs et qui n’en a rien à faire.

– Tu écoutes quoi comme musique chez toi ?

Je suis super emballée par plusieurs artistes. J’aime beaucoup Connan Mockasin. J’adore Juniore, genre Panique. Elle me fait penser à Françoise Hardy ! Mais aussi Flavien Berger : il se dépasse et fait du psyché comme j’aime. Il y a La Femme que j’aime aussi beaucoup évidemment. James Blake, Joseph Mount de Metronomy, j’aimerais bien bosser avec lui ! J’adore la musique contemporaine en fait. Je suis en train d’utiliser des sonorités plus contemporaines en ce moment, et ces artistes m’inspirent tout particulièrement.

– D’où te vient cet univers si particulier ?

Dans L’amour à plusieurs, j’ai voulu faire un clin d’oeil à la Nouvelle Vague, à Chabrol que j’adore. Crise Humaine, je voulais des couleurs pop, des couleurs flashy, mettre un peu de folie douce tout en restant dans un univers féminin. Et Simple, c’est une recherche de simplicité, une réponse à Crise humaine. Dans Crise Humaine, on est dans un mode de rigidité, où je me transforme en poupée tout au long du clip. Simple, au contraire, c’est plus épuré. J’ai essayé de rechercher la simplicité, la sincérité, l’honnêteté, j’ai essayé d’aller dans l’originel de l’être en fait.

– Pourquoi reprendre une chanson d’Ann Sorel ?

Parce que le texte m’a touché, il est intemporel. Les violons de la chanson sont à tomber. La mélodie d’Ann Sorel m’a frappé grâce à sa voix lancinante, langoureuse, on la sent affalée sur son lit… Ca m’a parlé et j’ai voulu interpréter ce morceau. Il est totalement groovy !

– Sur Spotify, on voit que tu es écoutée à Paris, Bordeaux… mais aussi San Francisco et Denver, ça te fait quoi ? Tu aimerais partir à l’étranger ?

C’est génial ! Je ne savais pas ! Je chante en anglais, je suis très proche de la culture anglaise et américaine de par les artistes que j’écoute. J’écoute des artistes très mainstream genre The Weekend, Rihanna. Je suis vraiment très open sur ce qui se passe aujourd’hui. Et oui, il me tarde d’aller jouer aux USA, en Angleterre et partout dans le monde !

– La pop française d’aujourd’hui, tu en penses quoi ?

La chanson française a le vent en poupe et c’est très bien. J’aime beaucoup ce qui se fait. La femme, Flavien Berger… Je pense que ces artistes émergeants ont beaucoup de belles choses à dire, soit musicalement, soit via les textes. Je suis très contente de faire partie de cet élan d’artistes français.

– Tu me fais penser à Catherine Ringer… Quelles chanteuses t’inspirent le plus ?

Il y en a beaucoup ! Billie Holiday, Sade qui a une voix hors normes, Kate Bush, Grace Jones pour son côté monstrueux. J’adore Catherine Ringer et les Rita Mistuko. On me compare souvent à des chanteuses comme ça, ça me fait plaisir !

– La soul, ça te branche aussi ?

J’adore parce que c’est naturel chez moi. J’ai beaucoup aimé Amy Winehouse, avec tout son background. Elle avait un patrimoine et une voix de dingue sans rien faire.

– Français ou anglais ?

J’adore le français ! Essayer de raconter des choses et d’être sincère en français c’est un challenge ! J’aime chanter en anglais depuis peu, avant je me l’interdisais. Quand un artiste chante en anglais, il y a un filtre qui se crée quoi qu’il arrive, même s’il y a une sincérité ou une émotion. Quand tu es français, il y a comme un truc inaccessible. Simple, je l’ai faite naturellement en anglais, peut-être parce que j’avais besoin d’un filtre justement, sur cette chanson où je me mets à nu.

« Crise humaine »… ça parle de toi, de ta vie ?

C’est plus une observation et un point de vu qu’autre chose, sans être moralisatrice. J’avais peur de dire que le monde partait en live, qu’on sur-consomme, que le monde va mal. On a plus le temps de faire quoi que ce soit, de savoir qui on est, tout va très vite, on se perd avec toute cette machinerie. Crise humaine, c’est une observation de toute cette agitation dans cette capitale, où tout le monde devient un peu fou avec cette technologie qui ne cesse de s’accroître… On a du mal à suivre parfois !

– 2017 ça signifie quoi pour toi ?

L’année de l’amour et de la musique. Je suis lauréate du programme Séquence 2017 du FGO-Barbara, on a un programme avec tous les lauréats comme Jacques ou Agar Agar ! On va pouvoir échanger, collaborer. Ça signifie aussi 2ème EP, qui va s’appeler Pink Flamingo, avec un clip de son titre.

– Un mot pour la fin ?

Vive la musique !

JE SUIS CHAUD(E) !









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